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Des chroniques par disque pour le rock, par label ou disque pour la musique electronique et quelques bons plans (clubs et festivals).

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Bibio: Ambivalence Avenue.2009

Après avoir sorti quelques disques chez Mush, Stephen James Wilkinson est passé dans la cours des grands, aussi j'ai découvert sa musique car je prend absolument tout ce qui a la vignette au petit éclair WARP ! Ambivalence Avenue n'est donc pas vraiment son premier LP, ce qui s'entend au niveau de la qualité de production entre autre. Le morceau titre propose une pop légère (chant/instru) sur un rythme assez marqué, un mélange audacieux qui prend bien. On s'aventure sur les terres du funk avec Jealous Of Roses, sa guitare wawa à souhait et le chant proche du disco, ce qui nous différencie des 70's ? La prod léchée et à nouveau une rythmique fouillée qui rend la "énième" écoute sympa. Ce coup-ci Sugarette utilise des samples vocaux trafiquées sur fond de breakbeat musclé, on s'approche du son WARP classique (certains Clark ou Luke Vibert calmes). Enchaînement étrange, Lovers Carving démarre comme une valse bluesy; ensuite ça devient une pop-rock fraîche et inspirée. Encore plus calme, la ballade Abrasion fait écho aux Pink Floyd des 60's (la BO de More par exemple). Le son de S'vive, bien saccadé, rappelle Flying Lotus (utilisation de voix "pitchées"). À mon sens, le meilleur morceau de Bibio est, à nouveau, une valse; The Palm Of Your Wave est un folk épurée au chant très doux. Cry! Baby! montre un joli équilibre acoustique/électronique. Les cliquetis naïfs "Nintendo" de Dwrcan laissent vite place à un breakbeat sombre avec quelques passages breakcore. La même année sort The Apple and the Tooth, le morceau du même nom hésité entre pop et hip-hop, les sonorités perchées et doublages de rythmes me font penser au génial Daedelus. Autre inspiration de l'école Ninja Tune: Cinematic Orchestra, sauf que Bones And Skulls ajoute un chant folk planant et des cœurs kitchous mais attachants. Mais The Apple est aussi est surtout une compil de reprises; Clark s'attaque à S'vive, ajoutant une touche de "malaise" tout en appuyant le rythme. Wax Stag (c'est qui çui là ?) a transformé Sugarette en italo-disco soft. Dwrcan a muté en techno lente et dure, la faute à Eskmo et son kick lourd. Letherette transforme Lovers Carving en hip-hop sensuel, soit LA zic de bagnole des années 10's :-). Haikuesque n'avait pas retenu mon attention, mais la version quasi-acoustique proposée ici, fait ressortir le noyau folk de l'écriture. Enfin, on a droit à une version un peu plus chargée de The Palm Of Your Wave là encore très réussie, le fantôme de Yann Tiersen plane (comment ça il est pas mort ;-)...

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