Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des chroniques par disque pour le rock, par label ou disque pour la musique electronique et quelques bons plans (clubs et festivals).

Publicité

Monkeytown

Monkeytown

Rarement un label n'aura démarré aussi fort; il y a peu ou pas de fausses notes dans la discographie de l'écurie du déjanté duo Modeselector. Une fois n'est pas coutume je ne vais quasiment pas parler de leur travail car, jusqu'ici, leurs disques auront tous droit à une chronique propre... J'attaque donc avec le 2ème pilier du label, le prodige Siriusmo.
Il avait mis la barre très haut avec Mosaic, Enthusiam souffre de la comparaison, mais contient tout de même des bons moments. Doctor Beak confirme le don du mec pour combiner une ambiance naïve et violente à la fois: des claviers rigolos sur fond de Big-beat dur. Congratulator renoue avec l'ambiance "fururistico-baléares" que j'avais adoré sur Mozaic; ceux de ma génération peuvent penser à l'ambiance des Sonic :-). Plastic Hips fait dans le hip-hop musclé, le chant féminin ricain et les sons maximaux de la fin rappellent Mr Oizo + Carmen Castro (les bombes Toodoo ou Two Takes It). On jurerait Itchy sorti d'un disque de Modeselector avec des kicks en décalage et des harmonies "fausses". Stinky Wig s'éloigne de la zone de confort du producteur, on a ici une incursion du côté de la deep classe de type In Finé (le piano y est pour beaucoup). Pour Petit Cochon, il a embauché une frenchie qui raconte "n'importe quoi", ce qui n'empêche pas de bien remuer sur cette deep plutôt chargée.

Publicité
Monkeytown

Ça pouvait paraître un peu présomptueux de sortir un coffret de "raretés" , mais il s'est vraiment pas foutu de nous avec 2 cds remplis ras la gueule , contenant définitivement plus de "perles" que de "choses embarrassantes"... J'ai eu beaucoup de mal à trier tout ce merdier (comprenez 2 aller-retour de RER !), et j'en ai déduis que la majorité était du Big-beat, mais pas agressif à la Prodigy, plutôt smooth et naïf, bref, je vous décortique le meilleur de tout ça. Avec sa touche ghetto sombre, The Door s'approche de Détroit Gran Pubah, le thème, lui, reste bien enfantin: les 3 petits cochons ! Wow débute en Big-beat quand à mi-chemin se pointe le synthé cristallin: sa marque de fabrique (comme chez Digitalism ou SMDisco). Il a résolu le "problème" du chant en allemand, en compensant les sons froids par une pitite chanteuse mimi quasi enfantine, sur le funky Gummiband, elle se contente d'onomatopées, mais pour Erste Sein ou Watsollindit tout se joue sur le contraste voix douce / Big-beat nerveux, cette chanteuse le distingue de Modeselector, par exemple sur Ick Hab (très proche du duo dans le fond).
Après un démarrage nimp à la Mr Oizo, Katharsis Impossible lâche une tekhouse lente qui tape. Au milieu de 50 titres farfelus, on trouve l'explicite Hello Dj qui, bien que bourrin, fait le taf avec des grosses nappes maximales. On revient sur son feat féminin avec Girls Rock un hip-hop nerveux quasiment pompé sur Uffie (le type étant largement influencé par Oizo). "La maladie d'amour" nous crie-t-elle sur l'excellent Au Au Au: boucle funky imparable, léger filtre French Touch. Le kick breaké bien lourd de Liebe Machen contraste avec l'air pop et le chant sucré: encore un mélange étonnant qui fait mouche ! Reste le frais Rote Beete avec des claviers 80´s et toujours ce vocale gentillet en allemand, même style en mieux, Meine Welt ajoute des guitares, ça flirte avec le kitch mais j'adore !!

Monkeytown

Assez logiquement, Mouse On Mars se sont retrouvés ici. Il s'agit également d'un duo fusionnel, un peu barré, privilégiant des rythmes compliqués et des sons agressifs.
Chordblocker oscille entre Big-beat et ghetto house, parmi moult sons farfelus, on reconnaît du ping-pong ! Moins chargé, Wienuss tient la comparaison avec un Chemical Brothers "basique". They Know Your Name fait une incursion réussie dans l'electroclach (type Gigolo). Le violent Baku Hipster rappelle Jahcoozi: une voix "féministe" sur un sale breakbeat: biiien ! Enfin ils lâchent les rennes; Seaqz est un acid-core méchant à souhait: rythme rapide, kick bourrin et montées acids, pour éviter la saturation, ils ont ajouté une teinte fururistico-kitch.

Monkeytown

21 Again est une compil de Collaboration qui fête les 21 ans du duo.
En intro, Elena et surtout leur vieux chanteur Mark E Smith (voir article Von Sudenfield) leur souhaite un joyeux anniversaire... Avant de les insulter com d'hab "You fuckin useless as before" !!! Ça démarre très fort avec Fertilized, un italo-disco funky à souhait que je tenterais de passer en soirée. Errormom revient dans leur domaine de prédilection: un breakbeat nerveux et sombre, Purple Frog est clairement pompé sur Modeselector: MC US, "spin down" et clavier saturé. Fromm fait le va et vient entre couplets breakbeat farfelu et refrains tekhouse légèrement dub. Rendement moyen donc sur ce double cd, mais quelques passages qui figureront volontiers sur mon mix Monkeytown !
...: 21 ans mais aussi les 4X années le leur rencontre car ils se connaissent depuis... Leur naissance !

Publicité
Monkeytown

Non contents d'avoir créer leurs propre label, Modeselector ont embarqué l'autre pointure Apparat pour II (puis III que je n'ai pas encore). II est nettement moins consistent que le premier, à moins que je n'ai mis la barre plus haut, en tout cas je n'ai gardé que 3 titres...
Bad Kingdom montre bien le découpage entre la pop vaporeuse d'Apparat et les rythmes durs du duo. Versions réussi un mélange pas évident: nappes deep et breakbeat indus. Milk démarre en minimal, évolue en deep pour un final tekhouse chargé, un aperçu de ce que donne un live de Moderat je présume...

Monkeytown

Modeselector s'est amouraché d'Omar Souleyman, un chanteur Syrien qui utilise des sonorités archi-orientales (sitar, clappements de mains etc-), sauf que des producteurs techno pointus ont co-produit Bahdeni Nami. Four Tet par exemple a posé ses rythmes saccadés sur Bahdeni Nami, pendant que l'autre raconte on ne sait quoi ! Évidemment, Modeselector est de la partie, ils se sont lâché sur Leil El Bareh, ça donne de l'electroclash oriental ! La sorte de flûte (je ne sais même pas comment ça s'appelle...) gonfle un peu, dommage car le reste, bien que farfelu, passe plutôt bien. Enfin Legowelt donne une version transey de Bahdeni Nami, il a travaillé la voix tout en écho et surtout nous a débarrassé du sitar: voilà les bons points de ce remix. Mirwais avait déjà tenté le coup avec la chanteuse libanaise Yasmine Hamdan (Y.A.S), mais il s'était contenté d'un chant légèrement oriental, les instru eux étaient résolument house...

Monkeytown

Dark Sky est un peu plus fin que les collègues, sur son Imagin, on trouve Vivid, un trip-hop pêchu, qui envoie 30sec de tekhouse envoûtante (façon Caribou) en milieu de track. Odyssey, comme son nom l'indique, prend le temps de nous faire voyager; d'un breakbeat lent vers une deep classe avec des pauses ça et la. Même idée avec la douce ballade Purple Clouds qui part en breakbeat nerveux la dernier minute. Voila des titres qui se font désirer à l'inverse des autres bourrins de la maison...

Monkeytown

Le duo Lazer Sword, nostalgique de la acid-house, propose Memory. Tourné vers le passé, certes, mais ils n'hésitent pas à actualiser ce style. Missed A Spot est un savant mélange electro hip-hop avec une touche acid, Pleasure Zone sonne comme un Chemical Bro, en plus moderne, en oscillant entre Big-beat et acid, Machinedrum apporte sa touche indus à la deep nerveuse Chsen, reste enfin People, ode à la house des origines (samples vocaux, son Roland) mais avec une prod plus léchée.

Publicité
Monkeytown

Alex Banks s'affiche comme un "Illuminate", sur ce LP se démarquent Solar: breakbeat chargé rappelant Four Tet (mini boucles vocales, rythmique farfelue et sons perchés, ici de la flûte), Initiate démarre en dub VS classique à la E3ekiel, mais rapidement ça évolue en deep hypnotique de fin de soirée, les vocaux et les cordes ajoutent de la matière à ce morceau particulièrement réussi qui se termine en bombe maximale. Sheya s'approche du son des patrons: breakbeat sombre et rentre-dedans avec micro-samples vocaux.

Monkeytown

Qui dit label dit compil; les Modeselektion ne se contentent pas de best of ou de quelques inédits, c'est surtout l'occasion pour les boss d'inviter des artistes qu'ils apprécient afin de les inciter à venir chez eux. Ils les décrivent de façon élogieuse en quelques lignes dans la pochette (limite lèche-cul !). Je n'ai pour l'instant que le vol 2... Manic Miner est un bon délire ragga-Big-beat, sorte de Diplo en moins vulgos. Ils ont convié la nouvelle pousse française, Bambounou -désolé- son Pixel rappelle la techno originelle d'un Juan Atkins ou Derrick May, le mec connaît ses classiques (il n'était pas né à l'époque). Monkeytown marque encore des points avec la présence de mon adulé Clark, Nordic Wilt reste dans le ton de ses prods 00's: une rythmique qui fracasse, des claviers zarbi et quelques voix dérangées. Une des bombes du vol 2 est Fukushima de Phon.o, une mini-boucle vocale et des sons dans tous les sens avec un kick breaké nerveux, on pense à Daphni (aka Caribou vener). Avec Maik The Chicken, les patrons proposent une techno hypnotique musclée et sans fioritures, adaptée au peak time d'un mix d'Hawtin par exemple. Ils ont convaincu un autre de mes chouchous en la personne de Prefuse 73, qui a bien joué le jeu avec Death by Barber pt1, typique de ses prods au niveau des beats et textures sur-chargées, mais avec une touche dark et de l'humour (le son de la tondeuse dudit barbier) propres aux 12 singes.
...: Toujours dans un esprit fêtard et original, ils ont lancé le sous-label 50weapons, qui était limité à 50 sorties. Une tournée démente nommée RIP 50weapon a suivi le dernier maxi !

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article