Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:14
Ce label majeur (anglais donc :-), représente à lui tout seul une flopée d'artistes importants et a donc droit à 3 articles:
- Hip-hop plus ou moins électro
- Ambient, jazz Trip-hop
- Bigbeat, Club
Running_High-Ghislain_Poirier_480.jpgArrivé tardivement chez Ninja Tune avec Running High en 2007, le canadien Ghislain Poirier a bizarrement une patte latino (Que Viva), parfois reggae (Let Them Hate) mais surtout un style proche du "Kuduro" (break-dance et samba d'après wiki ;-) assez personnel (Karniva, lImmigrant Visa ou Wha-La-La-Leng) surtout quand ce son est boosté en tekhouse: les inspirés 90's Backyard ou Marathon. No Ground Under regroupe 3 de ses maxis, au programme: du Kuduro toujours (Go Ballistic et un hip-hop bien drôle, sorte de TTC québécois (Courto, Jusqu'en Haut ou le limite Ladies & Gentleman), nul doute que le duo allemand Modeselector a été influencé par cette touche sambesque avant même de bosser avec GP sur Blazin (Modeselektor Remix), Dem Nah Like Me est un hip-hop plus classique dont l'intérêt réside dans le travail sur les instrus, à la Warp, idem sur le speechless Hit & Red.
est un ovni electro-socca qui rapproche Poirier de ses collègues ricains de Ninja Tune, les géniaux Daedelus.
vadim.jpgParmis les rappeurs, Dj Vadim sort du lot; les paroles souvent délirantes (L'art d'écouter feat TTC), les mélodies fouillées et harmonieuses (Edie Brikel) et sa prestation live en 2003 au nouveau casino m'ont réconciliés avec le Hip-Hop. Son meilleur disque, U.S.S.R.: The Art Of Listening, est une démonstration impressionnante de ces qualités de producteur: c'est bien simple, j'étais sûr qu'il s'agissait d'un mix jusqu'à ce que je fouille sur Wiki... Il invite des artistes de toutes parts (Inde, Brésil, France, Mozambique etc.) pour un album-mix qui balaie le spectre du hip-hop (It's On, Combustible) au trip-hop (The Pacifist). Sous le pseudo One-self, il s'oriente vers une soul funky légèrement reggae et fort agréable (Black is the night) avec une MC excellente qu'il amène avec lui en concert. Encore bien entouré, il revient à son style des débuts sur U Can't Lurn Imaginashun (That Lite, Saturday ou l'instru Game Tight). Un drole de gars, à voir en live si possible.
Je n'ai mis la main que sur Take London de The Herbaliser, mais j'ai été convaincu par son hip-hop old-school (Lord, Lord, Failure's No Option, Twice Around, If You Close Your Eyes (construit autour du couplet de When We Dance de Sting)), parfois tendance jazzy (Nah'mean Nah'm Sayin', 8 Men Strong, Song For Mary), autant que par ses étrangeté (Serge chanté par Philippe Katerine !) ou l'explicite Gadget Funk.
En 97 a été créé la branche, ou sous-label: Big Dada qui a signé entre autre Saul Williams, Roots Manuva, mais aussi Diplo (+Switch=Major Lazer) dont je parlerais dans la dernière chronique consacrée à Ninja Tune. Avec Awfully Deep, Roots Manuva ajoute sa pierre à l'édifice du hip-hop anglais (instrus riches en effet electro) à la sauce US (MC musclé): le titre éponyme, Cause 4 Pause et le mélodieux Colossal Insight. Son LP Slime and Reason confirme ce style (Let The Spirit, The Show Must Go On) alors que I'm A New Man a une touche big-beat (chat-bite...). Cela ne nous regarde pas, mais Mr est quand même papa de 5 enfants ! 
album-saul-williams.jpgEn 2001, Saul Williams sort Amethyst Rock Star qui met en avant ses talents de MC (Penny For A Thought), parfois les morceaux sont presque parlés (Robeson, Untimely Meditations), jamais au détriment d'une instrumentation riche (Tao Of Now, 1987) ou rock: Fearless. Le trip-hop de 11minutes Wine prouve que l'on a pas à faire à un rappeur de base. Autre grand moment du disque, le titre drum sous forme de drop song Coded Language. Talk To Strangers ouvre sur fond de piano Saul W, l'album. ça crie sur Telegram, le petit hip-hop African Student Movement monte en puissance. Du rock de bagnole, en veux-tu, en voilà avec Control Freak. Les tueries de cet opu sont les titres big-beat List Of Demands (Reparations) et l'énorme Grippo qui déboite ! Dernier disque en ma possession, The Inevitable Rise and Liberation Of Niggy Tardust (clin d'oeil evident à Bowie) contient quelques bonnes idées: hip-hop 80's Tr(n)igger, délire mégalo Niggy Tardust, un rap Warpien The Ritual, un coté electro-rock sur Gunshots By Computer. L'héritage rock est assumé ici plus que jamais avec la reprise couillu de Sunday Bloody Sunday de U2.
Meilleurs morceaux:  "  "
Anecdote: Les mixs Solid Steel permettent d'entendre ces rappeurs comme il se doit: en mode dancefloor ! Les premiers étaient diffusés sur une radio pirates dés 1988 ! J'y reviendrais sans doute plus tard.
Accessibilité: 4-6
Par Pedro - Publié dans : Labels
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 10:28
Shot-in.jpgPour moult raisons,  il fallait que le premier artiste Electro à avoir 2 disques chroniqués soit Laurent Garnier. A cette époque, les disques du jeune homme sont moins variés qu'aujourd'hui: quasiment que de tracks dancefloor qui font la part belle a ses inspirations de Détroit. La touche Garnier est cependant déjà présente, dès Shapes Under Water, on entre dans son univers: deep, sombre, légèrement transe. Le morceau se durcit au fur et à mesure que le pH diminue (represents Jack ;-) et les claphands prennent part a la fête. Astral Dreams, un de ses premiers tubes, est une lente montée acide qui impactera la scène electro française (Daft Punk et Etienne De Crecy au premier rang) et anglaise (Underworld, etc.). Boucing Metal réussit un équilibre entre deep et acid, le morceau ne basculant jamais franchement dans un des 2 styles, ce qui bizarrement laisse un goût un peu frustrant. Rising Spirit démarre comme un titre d'ambient, avant d'évoluer vers un breakbeat mou. Harmonic Groove souffre de synthés un peu cheap et mériterait une petite edit 2012... The Force a sûrement servi de matière première pour le mythique Flashback, et bien que plus léger, ce track fourmille de bonnes idées. Aah, un morceau de bourrin ! Geométric World, construit autour d'une ligne de caisses et d'un kick musclé et rapide, monte en puissance vers une techno acid-maximale. 022 annonce la techno deep et classieuse, qui servira de trame commune aux artistes des 90's de FCom. Petit clin d'oeil au Rex club, avec Rex Attitude qu'on imagine bien là bas en début de set: 3minutes gentilles au départ, puis un thème plus lourd, tout en écho. Les harmonies sombres de Raw Cut compensent la vitesse et le kick du morceau. Track For Mike clot l'album en douceur, cet ovni sonne comme les prods calmes de ses mentors (il fait sans doute reference à Mad Mike de Underground Resistance). Rares sont les oeuvres electro qui n'ont pas pris de ride à leur majorité (et oui, 94-12 !), la postérité retiendra 30 ou Unreasonable Behaviour, mais la plupart des ingrédients étaient dèjà présent dans ce premier LP...
Meilleurs morceaux: Astral Dreams / Geometric World / Bouncing Metal
Anecdote: En plus de ses milliers de show en tant que Dj, Lolo a tourné aussi pour présenter son livre sur la culture techno: electrochoc, c'est à cette occasion, au Japon, que mon père lui a tapé la discute et même pris une photo avec Sir Garnier tenant ma carte de visite dans ses mains: Classe ! Sachez aussi que ce LG avait jusqu'en 92 comme pseudo... Dj Pedro :-).
Accessibilité: 5
Note: 863
Par Pedro - Publié dans : Années 90
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 16:07
imgFatboy2Pas vraiment une découverte cet album, mais voyons l'impact de ce monument 15 ans après. Fat Boy Slim n'a pas inventé le Big-beat, loin de là, mais ce disque en synthétise parfaitement l'essence et a prouvé que ce style musical n'était pas réservé à une élite underground de djs anglais. Le son: des grosses, très grosses caisses, des samples vocaux (qui comme chez Prodigy ont un peu mal vieilli) et des nappes plus ou moins inspirées. D'entrée de jeu, le tube Right here, right now, aprés une intro trip-hop et trippante, nous met sur les rails pour une heure de pur Big-beat. Avec The rockafeller skank, FBS enfonce le clou, ce morceau reste un Dj tool pour passer de la house au rock, ou inversement... Le passage d'accéleration par contre n'est pas tés dansable, quoique j'ai déjà vu des djeuns pogoter dessus ! Arrive mes 2 morceaux favoris: Fuckin in heaven qui donne une leçon de Big-beat: un sample, un air, puis les drums, c'est tellement scolaire que ça en devient presque énervant ! En tout cas, ça marche. Gangster tripping applique la même recette, avec une petite touche latino (le saxo/trombone sans doute. FBS s'ennerve enfin un peu sur Build it up tear it down qui aurait du etre un morceau techno avec un pied 4/4, dommage, mais le morceau passe bien tout de même. Kalifornia tend vers un hip-hop instru sur la première moitié avant de tomber dans un gros break-beat. Soul surfing et ses petits sons acid nous rappelle le premier album qui contenait dèja quelques bon essais Big-beat (Everybody Needs a 303). Notons enfin que le disque s'enchaîne, ce qui en fait un parfait "disque de bagnole" comme j'appelle ça !
Meilleurs morceaux: Fuckin in heaven / Gangster tripping / Soul surfing
Anecdote: Poun un vrai cours de mix big-beat, procurez-vous son live @ Brighton Beach en vidéo, où FBS au top de sa popularité mixe sure une plage pleine à craquer et 2 morts au compteur :-(. FBS a su, comme la plupart des Djs Hip-hop, pioché des samples dans tous les sens et dans des domaines musicaux assez variés: Inspirations.
Accessibilité: 2
Note: 878
Par Pedro - Publié dans : Années 90
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 13:43

WARPCD185 Packshot 480-optL'agressivité dans les beats est compensée par des harmonies deep et surtout des kicks relativement réguliers par rapport à ses potes de Warp AFX et Squarepusher. Bref, Clark donne dans la techno nerveuse et barrée, mais qui claque assez pour rester à portée de la plupart des fans d'electro. Totems Flare est, à ce jour, l'apogée de ce jeune homme (je parlerais aussi de Turning Dragons, moins varié mais tout aussi excellent) qui assume son héritage des collègues de Warp, tout en perfectionnant son art. Outside Plume installe une ambiance froide et indus qui restera une des trames communes à ses compositions. L'intro toute en basse, laisse place à un kick décalé, lent et puissant qui fait bien remuer la tête, en réalité le morceau n'est pas vraiment à 70 BPM, mais plutôt à 140 avec un pied sur 2 (pas pratique pour marcher...), à l'heure où j'écris ces lignes, je check en direct cette thèorie, et effectivement, en passant Rock'n'Roll des Daft en même temps, ça le fait ! L'idée de Growls Garden est une voix filtrée à mort qui se fait manger par des nappes énormes, paradoxalement les moments calmes du morceau sont ceux où le kick est présent. La bombe du disque, Rainbow Voodoo démarre avec un chant limite hip-hop ou skat qui se fait défoncer part un rythme dont le pied est cette fois-ci doublé, ce qui donne un effet hardtek bien bourrin comme j'aime ! Comme pour résister à cette surenchère sonore, le chant va devenir de plus en plus méchant, trafiqué et sombre (à la Come To Daddy d'AFX). Au moment où on croit le morceau terminé, Clark lache un petit solo de synthé tout mignon, complètement à l'opposé du morceau, et... ça prend ! Look Into The Heart Now est découpé en 3 parties: tout d'abord un régal d'acid old-school quand soudain un chant robotique vient foutre la pagaille et casser le rythme 4/4, le final est carrément Big-beat hyper-acide à la Luke Vibert. Jamais 3 sans 4, voilà qu'arrive une autre tuerie: Luxman Furs: les 2'30 initiales du morceau reprennent l'idée d'Outside Plume, mais la dernière minute du track fait écho à Rainbow, avec un kick hyper-rapide. Sur Totem Crackerjack, il dépasse un peu les bornes du track fourre-tout, pour mes petites oreilles en tout cas. La moitié initiale oscille entre breakbeat et techno maximale, à 2 min ça part en drill & drum (en gros de la drum complètement barrée !), un synthé déjanté à la Mr Oizo puis un son de plus en plus compressé et un final... ambient ! Un peu trop d'idée à la fois peut-être, bref il a un peu craquer Clark... désolé ! Future Daniel sonne comme un Prodigy passé à la moulinette Warp (sons nerveu et rythme instable); pour une fois le track reste homogène et ça fait pas de mal ! Enfin un peu d'air dans ce Primary Balloon Landing qui a pour seul intérêt de nous reposer les nerfs, il était temps. Le breakbeat flottant Talis nous amène au dernier titre, AbsenceClark semble nous dire avec des cordes à peine trafiquées, regardez, je peux être doux aussi !
Meilleurs morceaux: Look Into The Heart Now / Rainbow Voodoo / Growls Garden
Anecdote: A l'époque où (Chris) Clark a été signé whez Warp, il n'avait que 21 ans, ce qui en fait à ce jour la plus jeune signature du label, respect !
Accessibilité: 6
Note: 919

Par Pedro - Publié dans : Années 2000
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 15:45

Jarring Effects est avant tout le label des High Tone, les rois du dub et des EZ3kiel, poètes trip-hop, d'où ce "découpage" de ma part. Dés leur premier album Opus Incertum, sorti en 2000, tout les ingrédients de HT sont là: un dub riche et varié avec Emergency, tendance jamaïquain sur le trompeur Dehli-Katmandou ou Drum sur Dreadfull Bass. L'année suivante, Echo-Logik, Hempro 905 ou Bass Temperature (sur le disque du même nom) confirment une maitrise d'un dub classe alors que Train To Transylvania tape un peu plus (un kick doublé qui fait son petit effet). Suit A.D.N. (Acid Dub Nucleik), l'instrumentation s'enrichit encore, avec de la flûte sur Taniotoshi; une prod musclé et limite hip-hop pour Do Be Dub Addict ou jungle avec le trés inspiré Enter The Dragon que n'aurait pas renié Goldie. Les HT se lâchent sur Wave Digger, sans délaisser pour autant leur amour dub (Overtone), Break-beat (Sushit) ou hip-hop (Spacedunk). Pourquoi wave-digger.jpgWave Digger est mon disque préféré des HT ? Hangar 94/05 et ses rythmiques drum défoncés à la Squarepusher ou AFX entrecoupés de passage dub tranquilles pour reprendre son souffle et aussi l'essai hardtek-minimal 9 bass channels qui part en Big-beat à mi-hauteur ("Get off the fuckin car !"). Moins complet, le disque suivant Undergroud Wobble propose encore du dub spatial (X-Ray,Do Not Panic) et un Big-beat plus dur: Speed 110. Dernier opu en date: le double CD Outback continue les expériences sonores du panel des rythmes saccadés (breakbeat en VO!) entre dub (Spank, Bastard) ils sont devenus mal-polis ! Hip-hop (Liqor), Big-beat (Dirty Urban Beat) et Drum foutraque: Ollie Bible. Notons que le son du disque 2 est plus sale, avec un effet live voulu sans doute. JE, comme beaucoup de labels est une maison trés soudée qui compte pas mal de collaborations, au premier rang, HT qui ont signé en 2006 un projet avec Zenzile: Zentone, qui propose des bons moments, parfois pop-rock instru: Crash Test, mais principalement dub "spatial" avec Pulse Weed ou The Drop. Même sorte de fusion avec les projets KalyTone (Kaly + HT), High Damage (HT + BD) ou encore Highvisitators (HT + DV), que je n'ai pas écouté. Enfin Les collègues de HT les remixent sur l'eclectique Re-processed, à retenir: le peuple de l'herbe qui boostent Echo-Logik, Mental Reaction et le Warpien 180 heads par Headlines et l'excellente jungle de Dragongaz qui tabasse Dehli-Katmandou, idem pour Rimshot avec Sushit. Enfin l'oeuf raide a pris le parti de remixer plusieurs morceaux de HT à la fois, son Medley est une façon amusante de découvrir l'univers du groupe phare de Jarring effects...

Je n'ai hélas toujours pas mis la main sur les débuts en LP d'Ez3kiel, donc on démarre avec Handle With Care (2001), leur 2ème disque: Strange days rappelle les HT avec un son dub'n'bass, ancêtre du dub-step actuel, breakbeat plus classique avec Cut Fiction, Alienation claque comme du Prodigy instru: biiieeen ! A l'opposé, dernier morceau digne d'interet, la "Salystoar" démarre breakbeat avant de finir en dub spatial bien planant, une bonne BO de fin de soirée ! barbary.jpgBarb4ry, sorti en 2003 est à ce jour leur chef d'oeuvre musical, dés Kika et ses violons, on sent qu'on n'a plus affaire à des petits fumeurs mais des musiciens aux arrengements solides. Versus propose une name-dropping du mal "Versus" le bien, le concept est simple, mais ce track est super bien fait, un rappeur crache le mal ("barbary" en premier) sur un rythme lourd et ettouffant, alors qu'une MC tente d'amèner le bien quelques secondes au milieu du morceau, avant que le bad-trip ne revienne, moralité: victoire du mal ! Track plus classique de dub tout en echo, Another comprend une petite partie chantée qui marque une pause appréciable, Phantom Land fusionne parfaitement le dub et le trip-hop. Surement, quand à lui fait le lien entre l'acid-jazz et le Big-beat. Bref, la production aux petits soins de Barbary en fait un grand disque. Versus Tour qui sort l'année suivante, suit le groupe en concert. Le projet le plus ambitieux d'Ez3kiel est sans aucun doute Naphtaline sorti en 2007. Coté musique, voilà clairement un disque à écouter et non à danser: des harmonies et arrangements proche de la musique classique: Volfoni, Naphtaline ou du trip-hop de bonne cuvée: At The Day, Lethal Submission. On pense même à Yann Tiersen avec une ambiance accordéon, début 20ème (Le lac des signes, Exebecce), voire William Sheller au piano (Leopoldine, Insomnies). Mais ce qui fait de Naphtaline une oeuvre d'art Naphtaline.jpgmoderne est le DVD qui propose des tas d'applications plus ou moins geek et toujours très poétiques pour reconstruire (edit) les morceau du disque soit-même, dans l'esprit des pionniers du "Cd avec bonu" Coldcut à l'époque, mais de façon mille fois plus belle (en 97 c'était chaud aussi !). L'ambiance et le visuel se marrient parfaitement et c'est une façon toute particulière et extraordinaire de se plonger dans un album. Une véritable valeur ajoutée du superbe CD-DVD qui est l'avenir de l'Album (Bjork a repris l'idée en 2011 avec Biophilia), Voilà quelques images, qui hélas ne correspondent pas aux "actions" du joueur. Battle Field (2008) attaque assez fort avec le big-beat apocalyptique (effet des instruments à vent peut-etre) Adamantium. Peut-on encore appeler cela du dub, The Wedding et plus encore Wagma ne gardent que les élements de base de cette musique mais l'instrumentation de plus en plus fouillée le rapproche du rock-prog, un peu comme Archive avec le trip-hop. Enfin, Alignment n'a rien à envier au hip-hop anglais de Ninja Tune ou Mo'Wax...

Anecdote: Jarring effects a proposé un petit mensuel gratuit 100% axé sur les artistes du label (ou proches) avec interviews, actus et concerts: super idée, même si leur site classique est bien fichu: JE.

Accessibilité: HT:6 / Ez3kiel:4

Par Pedro - Publié dans : Labels
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