Soyons honnêtes, ceux de ma génération n'ont pas
découvert l'electro avec les raves, la french touch, et encore moins avec les débuts House de Chicago ou la techno de Détroit. Les premiers kicks parvenus dans nos walkmans: la dance ! Certes, il
y a beaucoup a jeter dans cette musique, mais, 20ans après, et toute nostalgie mise a part (ah les boums à 16h dans le garage avec la zic de bodygard pour pécho !!), il reste quelques œuvres à
sauver !2unlimited est un duo hollandais qui a pondu une douzaine de tubes entre 91 et 94 avant de disparaître totalement ! A part les bombes Workaholic (leur premier hit), Ready for this (remis au goût du jour par friends) ou leurs derniers succès No One et Real Things (sur le disque du même nom), toute la pulpe du groupe est sur No Limits.
Ce qui frappe, c'est l'agressivité des sons bruts de pommes et surtout la vitesse (BPM) des morceaux. La recette: des synthés basiques, un pied qui envoie, la chanteuse qui s'égosille, et un ou 2 "chorus" un peu hip-hop de son pote. Des dizaines de duo plus ou moins efficaces (Ice Mc, Cappela, Ace of base, Culture beat, Masterboy, Maxx ou E-type) pomperont cette idée qui disons le est elle-même fortement inspirée d'Innercity (le groupe avec chanteuse de Kevin Saunderson). No Limit: potards a fond svp, à part les plus jeunes, la plupart d'entre vous connaît ce titre; les radios passaient des trucs de bourrins comme ça a l'époque, et ça marchait en plus, comme quoi ! Cette version, plus hard que sur la plupart des compils, attaque par 1minute quasi instru avant que la chanteuse annonce "there's no limit" ensuite vient la nappe de synthé de fond et voila notre rappeur qui arrive: malgré le son très cheap, ça tabasse ! Mon morceau préféré du groupe (je lai même passé a mon mariage !) démarre sur des chapeaux de roue, roulement de tambour, gros gimmick avec écho démesuré: Tribal Dance (bien le clip à 70 francs) applique le même concept, avec 2 petits trucs en plus: des sons acid en fond et des passages drum tribaux ! Pour la culture-TV (oula ça va pas trop ensemble !), ce morceau servait de jingle a l'une des premières émissions d'Ardisson: double jeu... Mysterious comprend des passages bigbeat et du "piano" qui coupent le track, semblable aux autres par ailleurs. Encore un hit (3/4, not bad!): sur Faces, l'originalité vient de la nappe un peu deep, plus travaillée qu'à l'habitude. Maximum Overdrive: un petit peu lourd les bruits de voiture et les "wouu" tout les 4temps... Power âge et plus loin Throw The Groove Down bénéficient comme Faces de nappes de synthés moins cheap. Break the chain a un petit charme avec ses couplets aux sons spatiaux, sinon bof. Kiss me bliss me est inversé: le Mc chante les couplets alors que la chanteuse se fait les breaks, ras sinon. R.U.O.K. faux jumeaux de Tribal Dance avec des sons de jumbés, mais un refrain un peu neuneu, dommage ! Dernière grosse tuerie du disque:Let the beat control your body est un des rares morceaux ou les 2 chantent ensemble et pas chacun son tour. Cette fois-ci je vous conseilles plutôt la version single (sur top Dj 3 par exemple... Et oui, je l'ai !): le gimmick techno est plus musclé; ils auraient arrêter l'album ici... Invite me to trance sonne comme du... Madonna ! Et Enfin, 2 morceaux downtempo, genre on est aussi des poètes; le résultat moyen rappelle les spices girls, on oublie... Comme quoi, chroniquer un album de dance, c'est possible... Allez, je vous en mets aux prochaines soirées pour la peine !
Meilleurs Morceaux: Tribal Dance / No limit / Let the beat control your body
Anecdote: Le premier megamix d'un groupe à ma connaissance (celui de Mozart sur le requiem ne compte pas...), c'est eux, et il est plutôt réussi (rajouté sur youtube à noel 2011, 2 Unlimited, le retour ??!!)
Accessibilité: 4
Note: 835
Soma reste à ma conaissance le seul label Écossais à avoir une renommée internationale. Depuis 20 ans, malgré des hauts et des bas, ce label a pu
garder la tête hors de l'eau grace à des hits de radio éparpillés ça et là. Le point de départ commercial date de 93 avec les maxis Alive puis Da funk
de nos chers Daft Punk (encore eux !), ils ont aussi sorti sur SOMA le remix de
Percy X n'a hélas sorti que Where Is The Music sur SOMA, mais ce disque est tellement bon que je
vais en faire ici une mini-chronique exhaustive... La ligne directrice du label est bien là: break et/ou deep. Ca démarre gentiment avec Find Yourself et
Alors que Soma commençait à tourner en rond dans les
00's, Alex Smoke a signé chez eux et relançé l'intérêt du label avec sa house deep et hypnotique. 2005: sorti de Incommunicado qui contient les perles minimales
Pour fêter le centième article de mon blog, je vais vous
parler de mon club favori, où j'ai passé pas mal de bonnes soirées depuis mon arrivée à Paris en 2003. Cette petite salle ne paye pas de mine, et on peut passer devant sans la voir,
l'enseigne étant discrète, comparée au bar le charbon juste à coté (Oberkampf). Les atouts de ce lieu: une taille moyenne, une affiche hyper-large et plus de 300 évènements par an. L'ambiance est
du coup plus chaleureuse, car cette salle vit quasiment tout les jours de l'année. A une époque, hélas révolu, certains vendredi il y avait des opens-bar assez costaud, ce qui permettait aux
néophytes de s'amuser même sans reconnaître les morceaux joués (et oui, mes potes neuneus doivent boire et/ou connaître pour apprécier une soirée !). Coté artistes, cela va du Hip-hop à la
techno, en passant par le rock, la house, le funk ou le folk. Parfois, le même soir, un concert précède une soirée clubbing. Comme moi, ils accorde
nt une grande importance aux labels, ce qui donne une ligne directrice
à certaines soirées (Leonizer par exemple, avec l'excellent Leonard De Leonard et ses sous-fifres !), ils ont pleins d'autres thème, comme les soirées What The Funk, Wanted etc.
Notons qu'ils ont été parmis les premiers à accorder de l'importance au Vjing, même si aujourd'hui on peut trouver de meilleurs visuelles dans d'autres clubs, cependant il n'y a que la-bas que
vous verrez des lampes de dentiste en déco ! Le plafond, une petite merveille, se compose de plaque de métal en triangle: complétement hypnotique ! La petite salle du haut pour se poser
(picoller) est très bien fichue et isolée du son, on peut même y discuter sans avoir à hurler ! Enfin, tout comme au Rex, un petit malin tient une crêperie juste en face et après une bonne
soirée, la nutella, ou la jambon-fromage passe super bien !
Un duo pilier de la musique
dont il était grand temps de parler. 5 albums pendant les 60's, celui-ci est le dernier du duo à ce jour. Toujours la même recette: Paul écrit et joue (principalement de la
guitare sèche), alors qu'Art "booste" les vocaux tout en douceur. Ils n'ont peut-être pas révolutionné la musique et on leur a parfois reproché leur absence de prise de risque ou
d'expérimentation (par rapport à leur contemporain des 60's), il n'empêche qu'à ce jour, aucun duo n'a pondu de titres aussi harmonieux et aussi riches aux niveau des arrangements vocaux ,
même si les les
Parmis tout la bande d'allumées electro-rock, Peaches est la plus
déjantée...
Fatherfucker attaque avec
Enfin, I Feel Cream marque une
étape car Peaches devient mainstream. La production encore beaucoup plus propre de cet opu, n'entame en rien sa touche débridée, au niveau des titres par
exemple, ne-serait-ce que le jeu de mot vaseux avec Cream qui ne veut pas dire seulement la crême en anglais..! Certains pourraient dire qu'elle s'est un peu vendue en s'acoquinant
à des producteurs dance, mais ceux sont des pointures, jugez plutôt: à ses coté Soulwax, Shapemod pour I Feel Cream,