Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 16:25
NoLimits.jpgSoyons honnêtes, ceux de ma génération n'ont pas découvert l'electro avec les raves, la french touch, et encore moins avec les débuts House de Chicago ou la techno de Détroit. Les premiers kicks parvenus dans nos walkmans: la dance ! Certes, il y a beaucoup a jeter dans cette musique, mais, 20ans après, et toute nostalgie mise a part (ah les boums à 16h dans le garage avec la zic de bodygard pour pécho !!), il reste quelques œuvres à sauver !
2unlimited est un duo hollandais qui a pondu une douzaine de tubes entre 91 et 94 avant de disparaître totalement ! A part les bombes Workaholic (leur premier hit), Ready for this (remis au goût du jour par friends) ou leurs derniers succès No One et Real Things (sur le disque du même nom), toute la pulpe du groupe est sur No Limits.
Ce qui frappe, c'est l'agressivité des sons bruts de pommes et surtout la vitesse (BPM) des morceaux. La recette: des synthés basiques, un pied qui envoie, la chanteuse qui s'égosille, et un ou 2 "chorus" un peu hip-hop de son pote. Des dizaines de duo plus ou moins efficaces (Ice Mc, Cappela, Ace of base, Culture beat, Masterboy, Maxx ou E-type) pomperont cette idée qui disons le est elle-même fortement inspirée d'Innercity (le groupe avec chanteuse de Kevin Saunderson). No Limit: potards a fond svp, à part les plus jeunes, la plupart d'entre vous connaît ce titre;  les radios passaient des trucs de bourrins comme ça a l'époque, et ça marchait en plus, comme quoi ! Cette version, plus hard que sur la plupart des compils, attaque par 1minute quasi instru avant que la chanteuse annonce "there's no limit" ensuite vient la nappe de synthé de fond et voila notre rappeur qui arrive: malgré le son très cheap, ça tabasse ! Mon morceau préféré du groupe (je lai même passé a mon mariage !) démarre sur des chapeaux de roue, roulement de tambour, gros gimmick avec écho démesuré: Tribal Dance (bien le clip à 70 francs) applique le même concept, avec 2 petits trucs en plus: des sons acid en fond et des passages drum tribaux ! Pour la culture-TV (oula ça va pas trop ensemble !), ce morceau servait de jingle a l'une des premières émissions d'Ardisson: double jeu... Mysterious comprend des passages bigbeat et du "piano" qui coupent le track, semblable aux autres par ailleurs. Encore un hit (3/4, not bad!): sur Faces, l'originalité vient de la nappe un peu deep, plus travaillée qu'à l'habitude. Maximum Overdrive: un petit peu lourd les bruits de voiture et les "wouu" tout les 4temps... Power âge et plus loin Throw The Groove Down bénéficient comme Faces de nappes de synthés moins cheap. Break the chain a un petit charme avec ses couplets aux sons spatiaux, sinon bof. Kiss me bliss me est inversé: le Mc chante les couplets alors que la chanteuse se fait les breaks, ras sinon. R.U.O.K. faux jumeaux de Tribal Dance avec des sons de jumbés, mais un refrain un peu neuneu, dommage ! Dernière grosse tuerie du disque:Let the beat control your body est un des rares morceaux ou les 2 chantent ensemble et pas chacun son tour. Cette fois-ci je vous conseilles plutôt la version single (sur top Dj 3 par exemple... Et oui, je l'ai !): le gimmick techno est plus musclé; ils auraient arrêter l'album ici... Invite me to trance sonne comme du... Madonna ! Et Enfin, 2 morceaux downtempo, genre on est aussi des poètes; le résultat moyen rappelle les spices girls, on oublie... Comme quoi, chroniquer un album de dance, c'est possible... Allez, je vous en mets aux prochaines soirées pour la peine !
Meilleurs Morceaux: Tribal Dance / No limit / Let the beat control your body
Anecdote: Le premier megamix d'un groupe à ma connaissance (celui de Mozart sur le requiem ne compte pas...), c'est eux, et il est plutôt réussi (rajouté sur youtube à noel 2011, 2 Unlimited, le retour ??!!)
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Note: 835
Par Pedro - Publié dans : Années 90
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 19:52

so.jpgSoma reste à ma conaissance le seul label Écossais à avoir une renommée internationale. Depuis 20 ans, malgré des hauts et des bas, ce label a pu garder la tête hors de l'eau grace à des hits de radio éparpillés ça et là. Le point de départ commercial date de 93 avec les maxis Alive puis Da funk de nos chers Daft Punk (encore eux !), ils ont aussi sorti sur SOMA le remix de Mothership Reconnection, un des premiers tubes FT. Allez, ça suffit pour les D P ! Ah oui, bonne année au fait !

Black Dog est un duo au spectre varié et assez regulier en qualité ces 10 dernières années. Leur musique oscille entre electronica (The Crete That Crete Made), breakbeat (Cost, You're Only SQL, Ambience With Teeth) ou ce que je prefère chez eux, deep (Squelch, Rainbow Bridge, Stempel,0093,Virtual). Rien d'extraordinaire, mais une longévité et une intégrité respectable.

Vector Lovers produit principalement de la deep techno, teintée parfois de minimale (Boulevard, A Field), d'electroclash (Crash Premonition) ou de sons breakés (Mictrotron,Far Side Of The Tracks), parfois plus musclée (Mictrotron, Dusk Panorama). Arrival, Metropolis empreinte au style acid, breakbeat et deep, résumant parfaitement le talent de VL. Je ne cite que des morceaux de ses albums Afterglow et Capsule for One, n'ayant pas encore pu écouter le 3ème...

My Robot Friend est un New Yorkais qui change de label à chaque disque, chez Soma, est sorti Dial 0 dont la veine principale est electroclash, avec plus de vocaux que de coutume: The Cut (Production By Zombie Nation), One More Try (Vocals By Antony) (je pense que c'est celui des Johnstons...) ou Rapture. Le délirant City Sounds ne ressemble à rien de connu (peut-etre mon chouchou Léonard De Léonard ?), et en rajoutant un gros kisk 4/4 ce morceau pourrait mettre le feu !

Slam est le duo le plus commercial du label, leur disque Year Zero montre un eclectisme allant de la deep (Known Pleasures), au Hip-hop (Metropolitan Cosmopolitan) en passant par l'italo-disco (Fast Lane) ou l'electroclash, un peu MTVesque (This World). Attaquons à présent les artistes plus importants.
percy-x-wheres-the-music-103402897Percy X n'a hélas sorti que Where Is The Music sur SOMA, mais ce disque est tellement bon que je vais en faire ici une mini-chronique exhaustive... La ligne directrice du label est bien là: break et/ou deep. Ca démarre gentiment avec Find Yourself et Now You're Mine, morceaux planants et breakés. Vient ensuite Club X, premier gros track qui sur une mini-boucle vocale ( "ah !" y est entendu environs 150 fois !) monte en puissance et baisse en Ph comme dirait Jack, tient voilà qu'arrive justement Time to Jack, enième homage aux "Jack your body" et autres "Jack the house" des débuts... Casiotone rappelle les morceaux non-dansant de Felix Da Housecat: italo-disco, mais rythme saccadé. Deuxième bombe du disque, le deep instru-"mental" Afterplan est un track fait pour être mixé avec sa boucle qui évolue lentement mais surement. On A Day enfonce le clou avec cette boucle qui rend marteau (désolé !) et un petit coté drum sympa. Vox Digital est le seul morceau à enlever d'aprés moi, la recette habituelle ne prend pas ici, la boucle est trop relou... Where is The Music sonne très Jeff Mills cad riche, sombre et bon. Enfin, le bourrin Inbox ne plaira pas à tout le monde, mais là encore nous avons affaire à un track "à mixer", avec un kick lourd qui tape bien.

Silicone Soul ont sorti Staring into Space en 2005, une patte legèrement disco (Feeling Blue) ou funk (Les Nocturnes) les différencie du son Soma. Ils avaient surtout tapé fort en 2000, avec l'excellent It's A Soul Thing, influencé par la French Touch: house filtrée et discoide avec Chic-O-Laa, Nosferatu ou I Need An Angel, un peu deep par moment (The All Nite Dub, Have U Seen My Baby ?, Understanding).
Alex SmokeAlors que Soma commençait à tourner en rond dans les 00's, Alex Smoke a signé chez eux et relançé l'intérêt du label avec sa house deep et hypnotique. 2005: sorti de Incommunicado qui contient les perles minimales Lost In Sound et deep: No consequence, Ditto mais aussi des titres planant moins dancefloor (6AM, Coda & Clang) et surtout les deux bombes: le doux Don’t See The Point et le bourrin Brian's Lung. L'année suivante, Alex persiste et signe dans une même veine avec le non moins réussi Paradolia (pour laquelle il tournait en live, ce qui en fait un des pionniers dans ce domaine). Là encore les boucles de Persona, A moment To Myself , Snider ou Anima montent doucement entre deep et minimale (Formax). Enfin, le tube underground du disque Meany, a été revu de main de maitre par Marc Houlè de M_nus. Fait rare dans le monde electro, et c'est tout à son honneur, Alex a produit en 2010 un disque 100% carritatif, Luz, sorti sur un label (encore plus) indépendant Pour moitié orienté ambient (Ikos, Uncern, Harmonious, etc.), ce disque compte quand même quelques tracks pour dancefloor: Blingkered, Paracelsus, Equate ou Pilk et s'enchaine comme un mix.

Meilleurs morceaux: Liens...

Anecdote:  Bien avant de se mettre à la techno, le geek Martin Wheeler (AKA Vector Lovers) a pondu des titres pour... Nintendo (gameboy et Snes) et Atari, vous devez donc dèjà connaitre certains de ses premiers pas de producteur !
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Par pedro - Publié dans : Labels
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 02:12

nouveauK.jpgPour fêter le centième article de mon blog,  je vais vous parler de mon club favori, où j'ai passé pas mal de bonnes soirées depuis mon arrivée à Paris en 2003. Cette petite salle ne paye pas de mine, et on peut passer devant sans la voir, l'enseigne étant discrète, comparée au bar le charbon juste à coté (Oberkampf). Les atouts de ce lieu: une taille moyenne, une affiche hyper-large et plus de 300 évènements par an. L'ambiance est du coup plus chaleureuse, car cette salle vit quasiment tout les jours de l'année. A une époque, hélas révolu, certains vendredi il y avait des opens-bar assez costaud, ce qui permettait aux néophytes de s'amuser même sans reconnaître les morceaux joués (et oui, mes potes neuneus doivent boire et/ou connaître pour apprécier une soirée !). Coté artistes, cela va du Hip-hop à la techno, en passant par le rock, la house, le funk ou le folk. Parfois, le même soir, un concert précède une soirée clubbing. Comme moi, ils accordenouveau-casino-1.jpgnt une grande importance aux labels, ce qui donne une ligne directrice à certaines soirées (Leonizer par exemple, avec l'excellent Leonard De Leonard et ses sous-fifres !), ils ont pleins d'autres thème, comme les soirées What The Funk, Wanted etc. Notons qu'ils ont été parmis les premiers à accorder de l'importance au Vjing, même si aujourd'hui on peut trouver de meilleurs visuelles dans d'autres clubs, cependant il n'y a que la-bas que vous verrez des lampes de dentiste en déco ! Le plafond, une petite merveille, se compose de plaque de métal en triangle: complétement hypnotique ! La petite salle du haut pour se poser (picoller) est très bien fichue et isolée du son, on peut même y discuter sans avoir à hurler ! Enfin, tout comme au Rex, un petit malin tient une crêperie juste en face et après une bonne soirée, la nutella, ou la jambon-fromage passe super bien !

Meilleurs soirées: Richard Bartz / Leonard De Leonard / 1/2 finale de la coupe du monde 2006 (open bar !)
Anecdote: Petites astuces; l'entrée est gratos avant 1h, et on peut faire le plein de boissons chez un petit épicier juste en dessous, ce qui garanti une soirée pas cher ;-). Site officiel: www.nouveaucasino.net/
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Par Pedro - Publié dans : Clubs
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 22:13

Bridge-Over-Troubled-Water.jpgUn duo pilier de la musique dont il était grand temps de parler. 5 albums pendant les 60's, celui-ci est le dernier du duo à ce jour. Toujours la même recette: Paul écrit et joue (principalement de la guitare sèche), alors qu'Art "booste" les vocaux tout en douceur. Ils n'ont peut-être pas révolutionné la musique et on leur a parfois reproché leur absence de prise de risque ou d'expérimentation (par rapport à leur contemporain des 60's), il n'empêche qu'à ce jour, aucun duo n'a pondu de titres aussi harmonieux et aussi riches aux niveau des arrangements vocaux , même si les les Mama's& Papa's et les Beach Boys ne sont pas loin derrière (tient voilà un aspect du rock mieux maîtrisé par les ricains que les rosbiffs !).

Ça attaque très fort avec Bridge Over Troubled Water, ce superbe morceau a eu un succés international fort mérité. Il a même était élu meilleur morceau du 20ème siècle dans un sondage de journalistes rock (c'était aussi mon avis jusqu'à mes 15 ans, et aujourd'hui encore il a sa place dans mon top10). Sur fond de piano sobre et efficace, s'enchaînent tendres couplets et refrains magnifiques, au fur et à mesure du morceau, le chant s'intensifie tandis qu'arrivent les cuivres, le résultat est tellement puissant que je viens de me l'envoyer 3 fois de suite n'arrivant pas à me concentrer pour taper ces quelques lignes ! Le texte parle d'un amour quasi fraternel, sûrement un peu autobiographique, ce qui charge encore le morceau en émotion. Ce titre a été repris des milliers de fois, y compris par un certain Elvis... Suit une reprise d'un vieux standard sud-américain El Condor Pasa, flute de pan et rythme marqué, le résultat tient la route, même si les parigots comme moi ne l'apprécient plus à cause de ces cons d'Incas qui le jouent dans la rue en boucle ! Cecilia est le morceau "violent" de l'album, la deuxième voix travaillée le rendant gentil malgré tout. Premier morceau non connu, Keep The Customer Satisfied est un rockabbily, à la sauce S&G, finalement, voilà 3 morceaux à la suite qui sortent de la ligne directrice habituelle, comme quoi ils se sont un peu lâché sur ce dernier opu... So Long, Frank Lloyd Wright a une instrumentation folk, mais riche, rappelant les morceaux de Paul sur The Beatles. Autre tube du disque, The Boxer marque encore un sommet dans l'art du chant à deux et comme pour Bridge, l'énergie monte avec l'arrivée d'une instrumentation un peu plus musclée et "inquiétante" sur la fin. Baby Driver sonne Lenon, un des rares titres moyens. Les couplets de The Only Living Boy In New York sont assez classiques, mais j'affectionne les refrains, tout en profondeur et très "Queen" (qui n'existe pas encore !). Why Don't You Write Me est l'ovni du disque: à mi-chemin entre reggae et madison: bizarre ! Bye Bye Love est une reprise des Everly Brothers (qui se l'étaient approprié eux-même), le bruit de public qui tape des mains (public réel d'aprés mes sources !) gache un peu ce standard country, dommage. Les cuivres font de Song For The Asking un morceau attachant et plein de nostalgie. Le titre créole Feuilles-O termine ce disque, somme toute assez varié. En bonu, le CD propose une version démo et acoustique de Bridge qui prouve que, même dépouillé, ce titre porte une beauté rare.

Meilleurs morceaux: Bridge / The Boxer / Song For The Asking
Anecdote: Leur premiers enregistrements date de 57, John, Paul et les autres n'étaient alors que des enfants..! Comme je l'ai dit à mon père, l'évènement qui m'a le plus ému, et de loin, concernant  les Twin Tower restera aussi un moment culte de l'histoire du rock: Sound of Silence  par Paul Simon (Art a des problème de santé , 30 ans après leur concert réunion de 81 à NYC... Chair de poule garantie !
Accessibilité: 1
Note: 908

Par Pedro - Publié dans : Années 70
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 07:56

peachesParmis tout la bande d'allumées electro-rock, Peaches est la plus déjantée...

Dés son premier disque, elle annonce la couleur avec un mélange d'esprit punk (elle collaborera entre autre avec Iggy Pop), d'humour plus ou moins crade et simplet, de hip-hop et de glam, car Peaches est surtout un personnage au visuel dément, à l'image de ses idoles Marc Bolan et Freddie Mercury. Signée chez Kitty-Yo en début de carrière et XL rec pour son 4ème album, elle a gardé cette image rose et "electo-trash" depuis ses débuts (cf la photo ci-contre de wikipedia avec une lampe sur le clitori !).

Dés 1995, elle sort un disque sous son vrai nom, à savoir Merrill Nisker, que je n'ai pas eu le plaisir d'écouter. Sa carrière sous pseudo Peaches commence en 2000 avec Teaches of Peaches. Fuck The Pain Away ouvre la danse: des paroles salaces sur un rythme lourd, proche du big-beat et un chant electroclash (idem sur Cum Undun et AA XXX), arrive le gros son rock nerveux Rock Show, qui a l'immense honneur d'avoir donné son nom à mon jeu sur le rock ! Set It Off et Lovertits tirent vers le hip-hop. Hot Rod a des sonorités rock-cheap posées sur un rythme saccadé. Dernier morceau digne d'interet d'aprés moi, après une moitié electro sur Suck And Let Go, arrive un chant idiot et hypnotique. Bref un disque très, un peu trop homogène, en gros si vous aimez le premier morceau, vous aimerez le reste ! On remarque que Steve Keeping co-produit 3 des meilleurs morceaux.

father.jpgFatherfucker attaque avec I Don't Give A Fuck  (quel vocabulaire !), une reprise de la zic de Shrek, bien aggressive et punk-tek ! I'm the kinda est un hip-hop épuré qui a l'interet de montrer Peaches dans toute sa laideur sur le clip hideux  fourni sur le CD: on dirait un homme déguisé en femme déguisé en homme sur cette vidéo à 4dollars ! I U She et son refrain entêtant parle assez clairement de ménage à 3. Tombstone est quasiment un instru rock, et là encore une video magnifique  illustre le morceau sur le disque (mais où est-ce qu'elle trouve ces mochetés !). Shake Yer Dix est encore un hip-hop intellectuel ( "are the motherfuckers ready for the fatherfuckers" etc.). Enfin, un morceau dansable: The Inch, sonne assez club et même la voix est plus douce qu'à l'habitude. Peaches a trouvé son alter-ego Iggy Pop qui chante avec elle sur Kick It (bon clip cette fois-ci :-). Autre collaboration réussie, Stuff Me Up avec Taylor Savy: la production est plus léchée, pas les paroles : "Eat a cookie and a big Dick every day" !

Le titre du 3ème album, Impeach My Bush, est encore un jeu de mot à 2 balles (Bush, le président et aussi... la foune !). Le premier morceau Tent In Your Pants est un electro hip-hop assez fouillé, on sent que ça se professionnalise un peu. Two Guys (For Every Girl) et Rock The Shocker confirment ce son un peu plus travaillé. Get It et Stick It To The Pimp sonnent un peu RNB sur les bords, mais sans tomber dans la sucrerie...

peaches-i_feel_cream.jpgEnfin, I Feel Cream marque une étape car Peaches devient mainstream. La production encore beaucoup plus propre de cet opu, n'entame en rien sa touche débridée, au niveau des titres par exemple, ne-serait-ce que le jeu de mot vaseux avec Cream qui ne veut pas dire seulement la crême en anglais..! Certains pourraient dire qu'elle s'est un peu vendue en s'acoquinant à des producteurs dance, mais ceux sont des pointures,  jugez plutôt: à ses coté Soulwax, Shapemod pour I Feel Cream, Digitalism pour Mommy Complex, et surtout SMD pour le reste, normal que le son de l'album soit plus péchu (désolé!). Serpentine (et plus loin Trick or Treat) sert de relai entre l'ancien son (toujours breaké et cechant-parlé caractéristique) et le nouveau: des basses plus sérieuses et un kick plus franc, ils n'ont rien pu faire pour sa mocheté en revanche ! Talk To Me rappelle (pompe) Gossip, au niveau du chant surtout. Avec Lose You, Peaches rentre en club: le chant est plus sexy (pas elle !), comme le dit la "bible" Trax, elle a remit sa culotte ! SMD utilise juste la voix de Peaches sur More, mais ils prennent clairement le dessus avec un son vombrissant et des nappes omniprésentes. Se payer tous ses producteurs a du l'empecher d'investir dans les clips, toujours aussi pourris ! Le gros hip-hop Billionaire présente peu d'intérêt (euh, c'est elle qui chante ??). Le titre éponyme est interessant car la première moitié club, laisse place à un passage "old-school" Bigbeat bien senti (peut-être la touche Shapemod ?). Sur Show Stopper, on jurerait entendre Soulwax en plein live, le morceau le plus electro-rock de l'album. Mommy Complex nous montre un apperçu de ce que pourrait être Digitalism avec des vocaux: not bad et pour une fois le clip est bien fichu et un peu limite, il n'y a qu'elle qui puisse mettre une écharpe...hum vulve !!! Les moyens Mud (Big-beat) et Relax (hip-hop) amènent au dernier track Take You On (clip correct) qui boucle avec un retour au son des débuts (même si le kick est plus hard).

 

Meilleurs morceaux: Fuck the Pain Away / More / I'm the Kinda
Anecdote: En tournée, il arrive à cette poète de lancer un peni gonflable géant dans la foule, j'ai eu cet honneur en 2006 à Marsattack
Accessibilité: 6

 

Par Pedro - Publié dans : Riot Grrrl
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